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Documentaires sur l'exploration

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Anne Quéméré, exploratrice

 

               

 

Anne Quéméré est une navigatrice et sportive française née en 1967 à Quimper.
Dès son plus jeune âge elle se retrouve confrontée avec la mer sur laquelle elle navigue, en famille entre l'archipel de Glénan, les îles de Groix, Belle-Île, Houat ou Hœdic.
Après son Bac elle passe par la Fac de Rennes puis dans les années 90, elle s’envole pour les États-Unis où elle s’installe. Résidant à la Nouvelle-Orléans (Louisiane), dans le Vermont et à New-York, elle travaille dans le tourisme parcourant jour après jour le continent nord- américain, le Mexique, l'Asie ou l'Inde. Au début des années 2000 elle rentre en Bretagne et démarre de nouvelles activités.

En 2002, après deux années de préparation minutieuse, elle traverse l'Atlantique à la rame en suivant la route des Alizés. Partant de l'île de la Gomera aux Canaries, elle arrive à la Guadeloupe 56 jours plus tard, établissant ainsi le nouveau record féminin détenu jusqu'alors par l'américaine Tori Murden1.

En 2004, elle s'élance de Cape Cod aux États-Unis à l'aviron et en solitaire pour rejoindre les côtes françaises qu'elle aborde 86 jours plus tard ayant parcouru quelque 6 450 km. Ce voyage est pour elle l'occasion de remporter un nouveau record féminin.

En juin 2006, elle quitte New York à bord d'un petit prototype de 6 mètres de long tracté par un kite également appelé aile de traction ou cerf-volant pilotable. En solitaire et sans escale, elle arrive sur l'île d'Ouessant (côtes bretonnes), le terme de son voyage, 55 jours plus tard2. Cette traversée est une première mondiale.

En novembre 2008, elle tente de traverser le Pacifique à bord de son prototype, baptisékiteboat au départ de San Francisco et à destination de Tahiti. Mais dans le « pot au noir », elle est victime d'une avarie qui l'oblige à abandonner3. Elle est récupérée saine et sauve par un cargo parti de Chine et faisant route vers New-York.

Au cours de l'été 2010, elle s'envole pour le sud-estGroenland et rejoint à Tasiilaq une expédition baptisée « La Grande Dérive » dont la mission est scientifique et l'objectif, de sensibiliser le public à la fragilité de la banquise. En compagnie de Emmanuel Hussenet, Luc Dénoyer et Gauthier Mesnil-Blanc, elle dérive sur des plaques de banquise et se déplace en kayak pendant 6 semaines, en totale autonomie4.
En mars 2011 elle s'élance du port de Callao (Pérou) pour une traversée en solitaire du Pacifique à bord de son kiteboat Adrien dont la seule force motrice est une aile de traction5,6. Malgré quelques soucis techniques, et un silence radio de deux mois (à la suite d'une défaillance de son téléphone satellite) elle réalise son périple d'environ 7 000 km en 78 jours. Elle met pied à terre sur l'île de Makemo, l'un des plus grands atolls des Tuamotu en Polynésie française en mai 2011 avant de rejoindre Papeete. Cette traversée du Pacifique est une première mondiale7.
En juin 2014, elle renoue avec l’Arctique et tente la traversée du passage du Nord-Ouest en kayak et en solitaire. Mais les glaces lui barrent la route et elle se voit contrainte à l'abandon. Elle tentera à nouveau l’aventure au cours de l’été 2015 en compagnie de Raphaël Domjan, un éco-explorateur Suisse dont l’objectif est de naviguer à bord d’un kayak solaire.
Un livre relatant de ces deux voyages sur le toit du monde sort le 11 mars 2016 (Passagère de l’Arctique, éd. Locus Solus). Elle présente actuellement "L'homme qui parle juste" paru en 2018.