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Poésies d'Anjela Duval

Me, Anjela : (Livre en Breton) / Anjela Duval | Duval, Anjela. Auteur

Me, Anjela : (Livre en Breton) / Anjela Duval...

Livre | Duval, Anjela. Auteur | 2014

Deux longs récits suivis d'une série d'histoires courtes inspirées de la vie quotidienne d'Anjela Duval, la poétesse bretonne. Electre 2018

Kan an douar : (Livre en Breton) / Anjela Duval | Duval, Anjela. Auteur

Kan an douar : (Livre en Breton) / Anjela Duv...

Livre | Duval, Anjela. Auteur | 2011

Recueil de textes sur l'amour que A. Duval porte pour tout ce qui compose la Bretagne : la nature, les gens, l'identité, l'agriculture, etc. Electre 2018

Anjela Duval : Bretons témoins de leur temps / Roger Laouénan | Laouénan, Roger (1932-....). Auteur

Anjela Duval : Bretons témoins de leur temps ...

Livre | Laouénan, Roger (1932-....). Auteur | 2012

Biographie de cette écrivaine paysanne passionnée par la Bretagne et la langue bretonne qui a laissé derrière elle une oeuvre poétique militante et engagée. Electre 2017

Anjela Duval, poétesse

 

               

 

Anjela Duval (à l'état-civil Marie-Angèle Duval), née le 3 avril 1905 au Vieux-Marché, près de Plouaret (Côtes-du-Nord) et morte le 7 novembre 1981 à Lannion (Côtes-d'Armor), est une poétesse bretonne.
Elle est la fille unique d'une famille de cultivateurs, et avait repris la ferme. (son père mourut en 1941, sa mère en 1951). Elle était, en effet, leur fille unique, car sa sœur aînée Maia (morte à dix ans, mais restée présente dans certains poèmes) ainsi qu'un frère (Charles) étaient décédés avant sa naissance. Seule, car elle était restée célibataire (à cause de son refus obstiné de suivre dans l'« exil » l'homme qu'elle aurait aimé, un marin qu'elle fréquenta alors (en 1924-1926 dit-on). C'est une paysanne pauvre et simple qui écrit ses poèmes après sa rude journée de travail aux champs sur un cahier d'écolière dans sa petite maison du Vieux-Marché à Traoñ an Dour, hameau isolé.
Elle lisait le breton depuis très jeune, mais ne s'est mis à l'écrire que dans les années 1960. Elle n'a fréquenté l'école, chez les sœurs dans la commune voisine de Trégrom, que de huit à douze ans (1917) ; mais, victime d'une maladie des os, elle a ensuite suivi quelques cours par correspondance pour les jeunes filles du milieu rural. Elle maniait donc assez bien le français, alors qu'elle avait appris le catéchisme en breton, comme c'était alors la règle.
S'étant mise en quête de quelques revues en langue bretonne, on lui avait indiqué Ar Bed Keltiek, revue généraliste dirigée par Roparz Hemon.
Elle collabora à cette revue, ce qui était exceptionnel pour une paysanne. Selon d'autres sources, on doit à l'abbé Marsel Klerg, directeur de la revue catholique Barr-heol, de l'avoir découverte.
Gilles Servat, qui apprit en grande partie le breton à Traoñ an Dour lui consacra une chanson justement intitulée Traoñ an Dour. Gilles Servat raconte que quand on lui disait que l'on comprenait le breton sans le parler, elle répondait pour plaisanter : "comme mon chien"...
Elle s'était fait connaître du public français par l'émission d'André Voisin Les Conteurs 1, en 1971.
Ses œuvres complètes (sous le titre Oberenn glok), ont paru en 2000. Tirées en 1000 exemplaires et rapidement épuisées, elles ont été rééditées en 2005, à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance.
En 2011, à l'occasion du trentième anniversaire de sa mort, l'association "Chas plasenn Anjela-Duval" organise une collecte de fonds afin d'ériger un granite à son effigie, sur la place du Vieux-Marché, une œuvre de Roland Carrée.